Ça ne va pas très bien à l’école / dans ma formation

C'est bien que tu sois là. Il arrive à tout le monde d’aller mal. En parler fait du bien. Ces conseils pratiques t’aideront à en parler.

Nous avons toutes et tous des moments où nous ressentons de l’inquiétude, manquons de concentration, sommes en colère, triste ou morose. Le passage à l’âge adulte peut être une période délicate, car tout s'accumule. As-tu remarqué les signaux suivants au cours des dernières semaines, voire mois ?

  • Tu as de la peine à suivre à l’école.
  • Tu n'as plus envie de sortir.
  • Tu es en permanence tendu·e ou irritable.

Dans ce cas, il est temps d'agir.

En parler peut aider

Parler de ses problèmes, de ses préoccupations et de ses doutes est le premier pas pour aller mieux. Ne rien faire peut aggraver les moments de crise et finir par provoquer l’apparition d’un trouble psychique. Lorsque tu vas mal, il est donc important d’en parler.

En parler soulage et donne des forces

Il ne suffit pas d’une discussion pour que tout aille bien. Mais parler permet de soulager la personne en souffrance, de lui fournir de l’aide et de lui faire retrouver un peu d’espoir.

Tu as des doutes ? C'est normal

Beaucoup de gens ont peur de parler de leurs problèmes personnels. Peut-être craignent-ils qu’on les prenne pour des imbéciles ou des ratés. C’est pourtant un signe de force de pouvoir parler de ses difficultés. Sans compter que, bien souvent, l’entourage sent qu'il se passe quelque chose, mais il n’ose pas en parler. Il est donc utile que tu oses faire le premier pas.

Préparer le dialogue

Demande à quelqu’un en qui tu as confiance

Il ne s’agit pas forcément de quelqu’un de ton entourage proche. Parfois, il semble plus facile de parler à une personne qui a plus de distance, comme un cousin ou une voisine. Si tu ne te sens pas bien ou que tu souffres depuis longtemps, c’est important de demander l'aide d’un·e adulte en qui tu as confiance : le psychologue scolaire, quelqu’un du centre de jeunes, une coach, tes parents ou qui que ce soit d’autre.

Choisis le bon moment

Une conversation approfondie demande du temps. Évite donc de te lancer dans une telle conversation si tu sais que l’un·e de vous devra partir au bout de dix minutes. Il peut être utile de demander à la personne en question quand elle aurait le temps discuter.

J'aimerais bien discuter avec toi tranquillement. Quand aurais-tu le temps ?

Choisis le bon endroit

Choisis un endroit où l’on ne vous dérangera pas et où vous vous sentez les deux à l’aise. Beaucoup de gens préfèrent parler de leurs difficultés en marchant. Ce serait l’occasion de faire une promenade en forêt, par exemple.

Ça te dirait d’aller faire du pédalo sur le lac après les cours ou manger une glace ?

Au fait : il n'est pas nécessaire que ce soit une conversation personnelle au départ. Tu peux à tout moment appeler le numéro gratuit 147, et rester anonyme, si tu le souhaites. Des spécialistes pourront te conseiller.

Conseils pour en parler

Ton entourage se tait parce qu'il doute

T’es-tu déjà demandé pourquoi personne dans ton entourage proche ne remarque que tu vas mal ? Ce n'est généralement pas par manque d’intérêt ou par indifférence. Les gens ont souvent peur de déranger ou de blesser l'autre en voulant aborder ses difficultés, ou alors ne savent simplement pas comment aborder le sujet.

Pour ton entourage, c'est plus simple si tu entames le dialogue

Si tu parles de ce que tu ressens et que tu essaies de formuler ce qui pourrait t'aider, tu donnes à ta famille et aux personnes qui t’entourent la possibilité d’agir.

Parfois, ça ne marche pas

Il peut arriver que la personne à laquelle tu veux parler ne réponde pas à ton souhait. Ce n'est pas évident, mais il ne faut pas le prendre personnellement. Peut-être est-elle occupée à ce moment-là ? Peut-être se sent-elle dépassée ? Demande-lui si tu peux l’appeler à un autre moment plus favorable. Tu peux aussi t’adresser à quelqu’un d’autre.

Pas de souci, je comprends. Quand est-ce qu’on pourrait en discuter ?

Pendant la discussion

Commence la discussion par une phrase comme :

Je ne me sens pas très bien ces temps.

Ça ne va pas vraiment. Est-ce qu’on pourrait en discuter une fois ?

J'ai des soucis en ce moment. Ça me ferait du bien d’en parler à quelqu’un.

Essaie d’expliquer au mieux ce que tu ressens

La personne qui t’écoute ne peut pas lire dans tes pensées ou savoir exactement ce que tu ressens. Plus tu en diras, plus elle arrivera à se montrer compréhensive. Se sentir compris est d’un grand réconfort.

Accueille les silences

Quand on parle de situations difficiles, il arrive que les mots manquent. Tolère les pauses et les moments de silence. Tu peux redémarrer la conversation en disant par exemple :

Je ne sais plus quoi dire, là tout de suite.

Respecte tes limites

Tu peux interrompre la conversation à tout moment si tu sens qu’elle t’en demande trop. Dis par exemple :

Ça commence à faire trop pour moi, là. Je préférerais qu’on en discute une autre fois.

Fais preuve de patience quand on te propose des solutions inapplicables

Voulant t’aider, ton interlocuteur ou interlocutrice se met peut-être à te proposer plein de solutions qui, sur le moment, ne t’aident en rien. Essaie de voir les bonnes intentions qui se cachent derrière ses conseils. Dis par exemple :

Tu n'as pas besoin de me proposer des solutions. Ça m’aide déjà bien que tu m’écoutes.

ou

Je vais réfléchir à ce que tu proposes. Je t’en reparlerai quand j'aurai la sensation que ça pourra m'aider.

Dis-lui quand ça se passe bien

Tu peux partir du principe que la personne en face de toi n'est pas sûre qu'elle dit ou fait ce qu’il faut. Quand la conversation te fait du bien, dis-le-lui. Cela facilite la discussion. Tu peux dire, par exemple :

Ça me fait beaucoup de bien que tu m’écoutes.

Demande de l’aide concrète, si possible

Il est évident que personne n'est en mesure de résoudre tous tes problèmes d’un claquement de doigts. Mais de petites choses peuvent déjà t'apporter un soulagement, que ce soit de l'aide pour faire tes devoirs ou une sortie au ciné avec tes ami·es. Si tu as une idée de ce qui pourrait t’aider, dis-le à ton interlocuteur ou interlocutrice. Cela l'aidera à savoir quoi faire pour te soutenir.

Respecte les limites de l’autre

Dans l’idéal, la personne à laquelle tu fais appel te prête une oreille attentive et se montre compréhensive. Mais il peut arriver qu’elle soit dépassée. Il faut le respecter. Si tu ne sais pas vers qui te tourner, le service Conseils + aide 147 est toujours là pour toi.

Après la discussion

À lui seul, le dialogue ne suffit pas toujours

Parler avec ton entourage est important et réconfortant. Mais ce n’est souvent pas suffisant.

Demande une aide professionnelle

Si le temps passe et que tu ne te sens toujours pas mieux, il convient de demander l'aide d’un·e spécialiste. À la base de tes difficultés se trouve peut-être un trouble psychique. Dans ce cas, demander tôt une aide professionnelle permet de retrouver plus rapidement une bonne santé. Les maladies psychiques peuvent être traitées.

Renforce tes défenses

Tu peux renforcer ta santé psychique. Tu pourras alors faire appel à tes ressources en cas de coup dur. Voici quelques pistes :